1889
L’année 1889 marque l’inauguration de la Tour Eiffel à Paris et le début de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre (également connue sous l’appellation FN). Le 3 juillet, en effet, plusieurs armuriers s’unissent officiellement à Herstal, en Belgique, pour produire sous licence 150.000 fusils Mauser destinés au gouvernement belge. Ainsi commence l’histoire d’un des plus grands noms dans le monde des armes légères.

Les années 1890
La FN tombe dans les mains des propriétaires, allemands, de la licence Mauser. Ces derniers souhaitant diversifier leur activité en produisant des bicyclettes, leur Directeur des Ventes, Hart O. Berg, se rend aux États-Unis pour étudier ce nouveau marché potentiel. Il y rencontrera tout à fait par hasard l’un des plus grands inventeurs d’armes à feu de tous les temps, le mormon John Moses Browning. Ainsi débute la longue et fructueuse collaboration entre la FN et JM Browning, qui durera plus de trente ans, jusqu’à la mort de ce dernier.

Les années 1900
Dès le début du 20ème siècle, la FN explore de nouveaux domaines et s’engage dans la production de motocyclettes et de voitures tout en continuant la fabrication d’armes à feu et de bicyclettes.

Les années 1910
A la fin de la première guerre mondiale, en 1918, la FN est rachetée par un groupe de banques belges, dont la Société Générale de Belgique, qui devient ainsi le principal actionnaire de l'entreprise. La FN poursuit ses activités et se lance en parallèle dans la production de machines à écrire et à sténographier avec la Manufacture d’Armes de Paris. 

Les années 1920
De grosses commandes d’armes, la présence de John Moses Browning en Europe et la crise économique de l’entre-deux-guerres incitent la FN à se recentrer sur son métier de base : la production d’armes à feu. L’entreprise maintient néanmoins la production de voitures et de motos en raison de l’énorme succès commercial rencontré sur ces marchés.
Pour jeter les bases de son futur succès, la FN crée un centre de formation professionnel destiné à favoriser l’apprentissage des jeunes aux métiers de concepteur et de fabriquant d’armes à feu. Ce centre deviendra plus tard le célèbre Technifutur.
En 1926, JM Browning décède dans son bureau de Herstal, lors de sa 61ème visite à la FN. 

Les années 1930
La crise économique mondiale de 1929 entraîne la fermeture des frontières en Europe. La production de voitures FN cesse, le marché belge étant trop restreint. La FN se replace dans la course à l’innovation et remplace bientôt cette ligne de produits par des véhicules utilitaires lourds et de véhicules militaires.

Les années 1940
La FN est réquisitionnée par le gouvernement allemand et ce, malgré la résistance de la Direction belge et la difficulté inhérente à l'évacuation d'une partie de son outil de production. A la fin de la deuxième guerre mondiale, la FN est partiellement détruite par les V1 et les V2 allemands, en guise de représailles. Elle mettra plusieurs années à retrouver son niveau d'activité d'antan.
La FN reprend la production de motos et remporte les Championnat du monde et d'Europe dans plusieurs disciplines. Sa diversification se poursuit avec la production de moteurs d’avions.

Les années 1950
La période qui s’étend des années 1950 à la fin des années 1970 est une période prospère pour la FN. L’entreprise belge acquiert du capital dans l’entreprise commerciale Browning.
Sous l’impulsion de la plupart des pays libres qui souhaitent standardiser l’équipement de leurs troupes, la FN développe une nouvelle cartouche, en calibre 7,62 x 51 mm, qui sera adoptée par l’OTAN en 1957. La définition de cette nouvelle cartouche va de pair avec le développement par la FN d’un nouveau fusil et d’une nouvelle mitrailleuse. Ces trois produits connaîtront un succès mondial immense. L’entreprise réitèrera ce succès dans les années 1980 avec une nouvelle cartouche 5,56 x 45 mm, également standardisée OTAN, et une nouvelle mitrailleuse légère dans le même calibre.